Sujet « star » du moment, l’avortement, le 20 décembre 2013, le chef du gouvernement espagnol, le conservateur Mariano Rajoy, a présenté en conseil des ministres une loi restreignant l’avortement aux seuls cas de viols et de mise en danger physique ou psychique de la femme.

En France, s’ils n’ont pas de manifestations, ils s’ennuient donc après « la Manif pour Tous » et autres dérivés du genre, on a eu droit à la « Marche pour la Vie ».  Ils ne savent pas se contenter du roman/photo avec en vedette leur président, ils doivent trouver quelques choses pour descendre dans la rue, et surement faire oublier la virée en scooter de Monsieur Hollande.

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Bref, revenons-en au sujet qui nous intéresse, la manifestation  contre l’avortement qui s’est déroulée ce 19 janvier pour que la France prenne exemple sur le retour en arrière de l’Espagne. Alors je vous préviens tout de suite, je ne regarde plus le journal télévisé depuis longtemps, c’est une décision personnelle, mais quand je veux parler d’un sujet qui m’intéresse, qui me touche, je fais mes propres recherches.

Quand j’entends, « on encourage la vie du bébé plutôt que les droits de la femme » dans la bouche d’un gars de 20 ans, ça me révolte, j’ai les poils des bras qui se dressent et j’ai des montées de violence ! Les femmes se sont battues pour avoir des droits et dans certaines parties du monde, elles n’en n’ont toujours pas. Laissons le choix à chacune et surtout la liberté du corps, c’est notre corps et notre choix. On n’oblige personne à subir un avortement sous la contrainte, alors qu’on n’oblige personne à avoir un bébé qui n’est pas désiré. Evidemment, il faut relativiser le débat, ne pas prendre l’avortement comme moyen de contraception, on est bien d’accord qu’au vu de l’intervention, la femme qui avorte ne le fait pas par plaisir. Il y a aussi d’autres solutions face à un bébé non désiré.

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J’aimerais avoir une discussion avec Monsieur Rajoy pour connaître sa définition de mise en danger physique ou psychique de la femme ? Comment le définir, le déclarer, est-ce qu’il a établi une liste de situations à cocher et si on a le bon score, on a le droit de se faire avorter ? Est-ce que chaque médecin devra lui-même juger, selon ses convictions, s’il y a une mise en danger ou non ? Vous imaginez les abus ! Si un bébé naît dans une famille où il n’est pas désiré, n’est-ce pas déjà une mise en danger ?

Maintenant quand il y a une manif comme ça, il faut regarder le Petit Journal, c’est un régal ; ils nous sortent toujours des perles où on se dit que certains auraient peut-être mieux fait d’avorter… On a eu droit à un couple exceptionnel, peut-être un futur duo comique, qui n’avait pas compris exactement le sujet de la manifestation… Premièrement la femme aux cheveux rouges, qui nous explique que c’est n’importe quoi « d’encourager les enfants de 9 ans à prendre des préservatifs à l’école, ainsi que les enfants de 3 ans a se masturber ». Apparemment ce sont des circulaires dans les écoles…

Ensuite son mari prend la parole et dit, avec toute l’intelligence qu’on peut lire dans son regard, « bientôt, il y aura des homosexuels qui demanderont le droit à l’avortement ! » Euh … *_* bon ben je reste sans mots !

Ensuite il dit que c’est bien « d’avoir des convictions, que comme lui (il montre son chien), il sait qu’il a un papa et une maman, de la même façon qu’il y aura toujours besoin d’un homme et d’une femme pour avoir un enfant ».  Hors sujet, on est d’accord, mais surtout ton chien, tu l’as adopté (oh mon dieu, tu as payé pour arracher un enfant à sa mère et devenir son « père »), enlevé à ses parents (tu as pensé à ses droits en tant qu’enfant de savoir d’où il vient !), il est peut-être traumatisé car il ne voit plus ses parents et qu’ils étaient surement beaucoup plus intelligents que vous… On devrait  lancer un autre débat, est-ce bien de séparer les chiots de leur mère ?
Pour conclure, je suis pour l’avortement, il est préférable dans certains cas mais il ne faut pas en abuser, il existe de très bons moyens de contraception. Comme pour beaucoup de choses, il faut faire du cas par cas et surtout se faire suivre par des gens compétents, il faut voir le bien-être de chacun et le respecter.

Mon Corps, Mon Droit & Mon choix !

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