Je me suis lancé le défi d’ouvrir ma boutique dédiée à la Belgitude et aux créateurs belges dans mon village d’origine il y a maintenant 31 mois (et oui c’est comme pour les bébés, je compte en mois!).

Quand je me suis lancé ce défi, je savais qu’il allait changer ma vie mais pas à ce point là.

Avec l’arrivée de la boutique, ma priorité était de réussir, de faire du chiffre, je me bats au quotidien pour y arriver, j’y dépense beaucoup d’énergie et aujourd’hui le résultat commence à se faire sentir.

Certaines personnes de mon entourage, n’ont pas compris le changement, les doutes qui m’ont torturé à un moment. “Tu fais ce dont tu as toujours rêvé et tu te plains” je suis navrée si c’est passé comme ça, j’aime ce que je fait et je ne changerai pour rien au monde mais il y a des jours, des semaines difficiles et j’ai besoin d’en parler.

Plus aussi disponibles qu’avant, souvent fatiguée, en fait la fatigue est devenue une seconde nature chez moi. Lau m’avait prévenue, “Maintenant que tu es indépendante, les nuits vont être courtes et agitées” et moi confiante, j’ai  répondu mais noooooooon. Que nenni, les nuits sont courtes, torturées, agitées, on réfléchit beaucoup (trop) et du coup, on dort mal. Le hic, c’est que si je veux voir du monde, je dois sortir et donc je me fatigue encore plus et donc flot de reproche “Tu dis que t’es fatiguée mais tu sors tout le temps” ben oui mais en fait j’ai envie de voir mes amis, de faire la fête mais t’inquiète j’ai compris, la prochaine fois que tu me demandes “comment ça va?” je répondrai “oui” car en fait c’est ce que certaines personnes veulent entendre…

Je fait maintenant la différence entre les vrais amis et les copains, ceux qui sont là sans te juger quand tu as besoin d’eux et ceux avec qui tu passes un bon moment mais à qui tu ne confies que le strict minimum. Et bizarrement les vrais sont majoritairement indépendants ou femmes d’indépendant ou avec cette mentalité tellement particulière. Attention, je ne dis pas qu’on ne peut pas comprendre un indépendant sans en être un, il y a toujours des exceptions, évidemment!

Il faut savoir que les personnes qui restent dans les moments difficiles, c’est avec eux que je fêteraient mes futures réussites!

“Quality not Quantity” voilà comment je résumerais mon cercle d’amis mais également ma vie sociale et active. J’ai compris, avec le temps, que ça ne servait à rien d’avoir plein de potes et que c’était un réel plaisir de construire de vraies relations avec les personnes qui t’entourent.

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de dire que je fais un métier qui me passionne, je n’ai d’ailleurs en aucun cas, l’impression de travailler et même si certains moments sont difficiles, je ne changerai pour rien au monde. J’aime ma vie, mon métier et surtout je suis fière de moi et du chemin parcouru.

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